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Qu’est-ce qu’un token non fongible ? (NFT)

Apparu il y a peu grâce à l’avènement des smart contract, les NFT se sont taillés une part non négligeable du marché de la cryptomonnaie. Concrètement, un NFT est un objet virtuel unique, tout le monde peut le voir, mais son appartenance revient uniquement à un seul propriétaire. Son titre de propriété est gravé dans la blockchain personne d’autre ne peut le revendiquer.

La technologie 🖲

Tout cela repose bien entendu sur le procédé cryptographique que l’on appelle la blockchain. Plus particulièrement la blockchain Ethereum, avec son système de contrats intelligents. Le réseau Ethereum permet aux utilisateurs la création, la publication, la vente et le partage de NFT. C’est-à-dire que n’importe qui peut créer une « œuvre » et la vendre sur le réseau par l’intermédiaire d’un « Market Place ». Je parle effectivement d’une œuvre, car le NFT étant un objet unique, l’une de ses principales application dans le monde réel n’est autre que l´art.

Les NFT sont entrés dans une ère de vulgarisation au près du public, il suffit d’observer ce qui se passe dans le monde. Des startups françaises NFT (Sorare), Snopp Dogg dévoile sur Twitter que c’est une baleine en NFT. Ça ne rigole plus.

Le domaine de l’Art et de la Blockchain sont deux secteurs confrontés aux questions de propriété, de corporalité, et de manipulation de valeur. D’un côté, nous avons l’art traditionnel « physique » et « tangible », et de l’autre, l’art numérique qui s’exprime en « bits » et en code.

L’art traditionnel n’est pas divisible, il est sujet à une détérioration liée au cycle de vie des matériaux qui le composent, il est sujet à l’altération et à la destruction. En outre, l’art de la vérification de l’œuvre est complexe et requiert des compétences et des outils spécifiques. L’art numérique, par contre, est facilement divisible, il n’est pas exposé aux altérations du temps, mais dépend de l’artiste ou du propriétaire, de la volonté de partager et de garder l’œuvre disponible.

La capacité de lier l’identité de l’œuvre à son parcours créatif et de porter cette histoire sur la blockchain, permet à chaque action créative et passage de l’œuvre de générer un NFT. Une fois lié et enchaîné au précédent, il est capable de maintenir l’information et de générer une histoire.

La sécurité de l’œuvre n’est pas confiée à des tiers, mais au parcours historique des actions individuelles, la représentation complète de l’œuvre est la somme de toutes les actions enregistrées sur les jetons NFT qui ne peuvent être modifiés. Avec leur portefeuille crypté et au moyen de la clé publique (identifiant) et de la clé privée (secret), l’artiste valide (horodate) la propriété intellectuelle de l’œuvre.

Lorsque le premier NFT est échangé, tous les mouvements et transactions sont initiés pour chaque vente/achat ; la chaîne qui se crée à partir de ces données représente l’histoire de l’œuvre en termes de transactions. Celui qui possède une œuvre tangible a la possibilité de la dupliquer ou de la faire disparaître, tout comme les données d’un serveur peuvent être modifiées ou effacées.

La possibilité offerte par une structure qui « raconte » toute l’histoire des œuvres avec des NFT non manipulables, consistant en une chaîne dont la séquence ne peut pas être modifiée, transmet tout le chemin parcouru par l’artiste pour parvenir à une identité unique de l’œuvre.

SuperRare (Marché de l’art numérique authentique)

L’un des projets les plus réussis est SuperRare, une sorte de réseau social pour les créateurs et les collectionneurs d’art basé sur la blockchain.

SuperRare utilise la blockchain d’Ethereum pour créer des œuvres d’art numériques et les tokeniser afin que toute l’histoire et l’origine d’une œuvre d’art puissent être suivies sur un grand livre distribué que personne ne contrôle et auquel tout le monde peut accéder. Une fois l’œuvre créée et liée à jamais à une NFT, elle peut être achetée, vendue et même gérée comme un investissement à long terme.

Les artistes peuvent vendre leurs œuvres par le biais d’un processus de vente aux enchères ou à prix fixe. Une fois que le NFT a été vendu, il peut être revendu à n’importe quel prix sur d’autres plateformes d’échange de NFT.

Les NFT sont conçus pour donner aux collectionneurs quelque chose qui ne peut pas être copié : la propriété de l’œuvre (bien que l’artiste puisse toujours conserver les droits d’auteur et de reproduction, tout comme pour les œuvres d’art physiques). Pour le dire en termes de collection d’art physique : tout le monde peut acheter une estampe Monet. Mais une seule personne peut posséder l’original.

Récemment, Mike Winkelmann, mieux connu sous le nom de Beeple, a vendu l’œuvre d’art numérique la plus chère de l’histoire.

« Honnêtement, je n’ai jamais pensé que je pourrais vendre mon travail » – Beeple

Déclare Beeple dans une interview à son domicile en Caroline du Sud en octobre 2020. Deux mois plus tard, en décembre 2020, son portefeuille atteint le montant de 69,3 millions de dollars, en vendant de l’art numérique crypté par un NFT.